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Le chef du parti d’inspiration islamiste d’Ennahdha a été élu président du Parlement

Le chef du parti d’inspiration islamiste d’Ennahdha a été élu président du Parlement


Rached Ghannouchi, en meeting à Tunis, le 3 octobre 2019. — Hassene Dridi/AP/SIPA

Rached Ghannouchi, chef historique du parti d’inspiration islamiste Ennahdha arrivé en tête des législatives en
Tunisie, a été élu mercredi président du Parlement. Il s’agit de la première fonction dans les hautes sphères de l’Etat de cet ancien opposant islamiste, qui avait brigué son premier mandat lors des
législatives du 6 octobre.

Cette élection intervient au moment où Ennahdha se prépare à annoncer, d’ici vendredi, le nom de la personnalité choisie pour former un exécutif. « C’est possible que le chef du gouvernement soit issu du premier rang d’Ennahdha, (ou) du 10e rang d’Ennahdha (ou) des amis d’Ennahdha, a assuré Rached Ghannouchi à la presse mercredi. Mais il ne va pas être en dehors de ce cercle ».

Se poser en rempart contre l’islamisme

Rached Ghannouchi, 78 ans, a été élu à la présidence de l’Assemblée dès le premier tour à la majorité absolue, avec 123 voix sur 217, après un accord avec le parti libéral Qalb Tounes, de Nabil Karoui, selon plusieurs sources. La vice présidence de l’Assemblée a d’ailleurs échu à une député de Qalb Tounes, Samira Chaouachi, élue également au premier tour avec 109 voix.

Nabil Karoui, vaincu à la présidentielle le 13 octobre par
Kais Saied, un universitaire sans parti, avait pourtant tenté de se poser en rempart contre l’islamisme durant la campagne, et son parti avait exclu avec véhémence une telle alliance. Poursuivi pour blanchiment et fraude fiscale, Nabil Karoui a accusé Ennahdha d’avoir en outre manigancé pour le faire incarcérer cet été.

Une Assemblée composée aux trois quarts de députés novices

Le parti d’inspiration islamiste s’est présenté, lui, comme le fer de lance des idéaux de la révolution de 2011, en promettant de rompre avec le passé notamment incarné, selon le parti, par Nabil Karoui. Mais avec seulement un quart des sièges dans un Parlement morcelé, Ennahdha doit faire d’importantes concessions pour arriver à ses fins.

Surtout, conséquence d’un vote sanction visant les dirigeants sortants, Rached Ghannouchi va présider une Assemblée composée aux trois quarts de députés novices, n’ayant jamais siégé au Parlement, souligne l’ONG Al Bawsala, observatoire de la vie publique tunisienne. A noter que, de son côté, l’ONG Human Right Watch l’a appelé à enfin mettre en place une Cour constitutionnelle, essentielle pour parachever la démocratie du seul pays à continuer sa transition parmi ceux touchés par les soulèvements arabes en 2011.


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